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Les médecins généralistes cherchent des solutions pour renforcer leur participation à la recherche clinique - APM 5 juin 2007
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Recherche clinique en médecine libérale

Les médecins généralistes cherchent des solutions pour renforcer leur participation à la recherche clinique - APM 5 juin 2007

Les TEC soulagent en partie les investigateurs en médecine de ville
Publié le mardi 5 juin 2007.



SUJET : RECHERCHE CLINIQUE GRIM LIBERAUX GENERALISTE


TITRE : Les médecins généralistes cherchent des solutions pour renforcer leur participation à la recherche clinique

PARIS, 5 juin 2007 (APM) - Les médecins généralistes libéraux, qui rencontrent une baisse de leur participation en matière de recherche clinique, cherchent des solutions pour redynamiser cette activité, ont montré les premières journées du Groupement des réseaux d’investigateurs en médecine (Grim) organisées mardi à Paris

Lors de cette première journée des réseaux de médecins généralistes libéraux investigateurs, plusieurs intervenants ont montré la baisse d’activité des travaux de recherche clinique par ces professionnels.

"Le nombre de patients inclus par an dans ce réseau de médecins investigateurs est passé de 6.140 en 1999 à 270 patients inclus par an en 2007", a indiqué le Dr Alain Boye, médecin généraliste à Nantes.

Le nombre de centres d’investigation régionaux, chargés de centraliser les activités de recherche en médecine de ville, est passé de 48 en 2003 à 31 en 2006. De même, le nombre de médecins investigateurs actifs est passé de 644 en 2003 à 127 en 2007.

Selon le Dr Boye, cette situation est liée à "l’arrivée des pays de l’Est, au regroupement des laboratoires et au nombre de dossiers insuffisant par centre". La hausse des activités de recherche dans des pathologies comme le cancer a également écarté les médecins généralistes de cette activité au bénéfice des hôpitaux ou des centres spécialisés en oncologie.

Plusieurs médecins ont proposé mardi des solutions pour tenter de redynamiser cette activité de recherche dans les cabinets libéraux.

Les médecins demandent notamment un allègement des tâches administratives liées à cette activité. "Le travail d’investigateur demande toujours plus de paperasserie et de réunions", a témoigné le Dr Didier Aubert, médecin généraliste investigateur, qui a plaidé pour "un recentrage du rôle du médecin".

Les médecins ont reconnu néanmoins que l’embauche de techniciens d’étude clinique (TEC) ou de "study nurses" (qui sont des techniciens d’étude clinique avec une formation en plus d’infirmières), permettait de les soulager en partie, notamment pour la prise de rendez-vous chez les spécialistes et pour les examens spécifiques et les transports.

Une enquête du groupement Grim menée auprès de 1.139 médecins généralistes ayant eu une activité dans les cinq dernières années en matière de recherche clinique montre que la motivation de ces professionnels pour cette activité repose sur leur besoin de diversifier leur activité (plus de 80%), l’intérêt financier (environ 75%) et l’intérêt scientifique (environ 75%).

L’analyse des raisons invoquées pour accepter ou refuser une étude montre que les médecins privilégient plusieurs critères comme les honoraires, le profil des patients, la pathologie, le type de produit et le type d’étude.

Une autre façon d’accroitre la participation des médecins serait de faciliter le transfert du suivi d’un patient inclus dans une étude quand il passe de l’hôpital à la ville. En effet, actuellement, l’hôpital et les médecins de ville n’ont aucun échange sur cette activité et plusieurs intervenants du colloque mardi ont indiqué la nécessité de créer des liens entre la ville et l’hôpital sur ce sujet.

"Il faut aller vers un maillage entre l’hôpital et la médecine de ville", a estimé le vice-président du Grim, le Dr Philippe Unger (Euraxi Pharma).

CONVAINCRE LE PATIENT DE PARTICIPER A L’ETUDE

"La difficulté pour un médecin investigateur réside également dans la nécessité pour le médecin de convaincre son patient de participer à un protocole", a indiqué le Dr Didier Aubert.

Afin de remédier aux difficultés de recrutement des médecins généralistes, une étude présentée mardi au colloque a permis d’identifier les principaux critères retenus par un patient lorsqu’il choisit de participer ou non à un essai clinique.

"L’enquête montre qu’il est possible d’améliorer la participation des patients aux essais cliniques en faisant un effort sur l’information qui leur est délivrée, concernant en particulier l’efficacité et la sécurité des soins lors d’un essai et sur l’usage du placebo. Il faut aussi que les patients reçoivent des informations sur la notion de ’cobayes humains’ et sur l’éthique des essais et en détaillant leur pratique", a indiqué l’auteur de cette enquête, le Dr Matthieu Carer.

L’étude révèle aussi que les patients ayant déjà été inclus dans au moins un essai clinique acceptent de participer de nouveau plus souvent à d’autres études que ceux à qui on n’a jamais proposé d’essai clinique et qui n’y ont jamais participé.

Dans cette étude multicentrique, plus de 340 patients de médecins généralistes investigateurs, ayant déjà ou jamais participé à un essai clinique, ont répondu à un questionnaire proposé en salle d’attente.

co/ld/APM
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COKF5001 05/06/2007 16:40 ACTU


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